Frédéric Dumond


Plasticien ou écrivain, vidéaste, performeur ou... Frédéric Dumond se situe là où est la langue et son intervention, à peu près partout où des choses doivent être énoncées. Son travail n'étant pas tant de savoir quelles choses mais plutôt la nature de leur énonciation: syntaxique, mais aussi phonétique, sonorité mais aussi phonétique, sonorité mais aussi rythmique, grammaire mais aussi tonalité, comment se fait le lien du son au sens? Et par quel objet? L'écran, le satellite, le canal, le livre, l'antenne... quel est le filtre qui absorbe et détermine du coup leur énonciation? Et quelles traces cette énonciation va laisser?


Frédéric Dumond, Transfert, 2010. Vidéo, performance © Frédéric Dumond


Déjà invité pour le festival Photos & Légendes (Perdu Gagné) en 2008, Frédéric Dumond propose ici une performance et/ou pièce fixe:


"Transfert, 2010 est un projet sur les segments, des unités de temps/d'espace/de déplacements qui sont perçus au même moment dans un territoire donné. Segments qui dessinent une trame de perception/de compréhension/d'approche du lieu au moment où on le vit qui permet de se dessiner/s'inventer des fictions pour s'orienter et choisir ce qui peut nous mener là où nous allons..." (F. Dumond)



Ci-contre

Frédéric Dumond, Transfert, 2010. Vidéo, performance © Frédéric Dumond


Thomas Leon


Vidéo, peinture, photographie, ce qui réunit les différents médiums utilisés par Thomas Leon, c'est le traitement en images et sons de synthèse. Sa préférence va vers les îles, les grands ensembles urbains, les déserts... des non-lieux, traités par des techniques renforçant encore leur caractère purement formel. Si chacune des oeuvres nous renvoie bien à un lieu géographique ou une forme architecturale connue, il s'agit pour l'artiste de les modéliser à l'extrême pour en faire des formes génériques.


Thomas Léon, Living in the Ice Age, 2010. Vidéo, installation © Thomas Léon

Thomas Léon, Living in the Ice Age, 2010. Vidéo, installation © Thomas Léon


L'artiste a choisi de travailler à partir du contexte architectural et urbanistique de Pantin : des espaces en pleine transition et donc riches de possibilités pour des projections imaginaires. Pour en mesurer la permanence, la densité et la capacité d'évocation, l'installation scrute un bâtiment industriel massif (l'ancien édifice de stockage de la Chambre du Commerce et d'Industrie) situé au bord du canal de l'Ourcq et datant des années 1930, et qui semble comme suspendu entre deux temps.


Takako Yabuki, Bavion, 2010. Vidéo, installation © Takao Yabuki

Takako Yabuki


"Bien que cela fasse treize ans que j'habite en France, les mots comme "étrangère"; "immigré", "frontière", "nationalité" me sont toujours familiers. Ce n'est pas seulement la question institutionnelle, c'est aussi une question mentale et sentimentale. Parfois je ne peux distinguer où est ma vie réelle. Est-ce que je suis dans un rêve? Il y a toujours des confrontations entre deux pays, deux cultures et deux coutumes. Et je dois trouver ma propre identité... Conquérir ou perdre." (Takako Yabuki)


L'installation vidéo
Bavion, 2010 se situe dans le droit film des précédents films de l'artiste. S'attaquant plus frontalement au récit réel sans en passer par la fiction, la quête poétique de la distance, chère à l'artiste, laisse ici place à la conquête d'un espace pour les immigrés venus en France. Sur fond de vaisseau spatial hybride entre avion et bateau, il s'agit de "raconter" à partir d'une dizaine de questions posées par l'interviewer : ce qu'ils sont venus chercher à Paris "si loin" de chez eux... comment ils sont partis, arrivés, quels sont leurs sentiments désormais pour leur pays natal et leur pays de vie.


Takako Yabuki, Bavion, 2010. Vidéo, installation © Takao Yabuki


© ArtCatalyse / Marika Prévosto 2010. Tous droits réservés

Frédéric Dumond, Thomas Leon & Takako Yabuki

Archives expositions collectives 2ème semestre 2010

  Ville en images devenue - Autres créations
  Divers lieux, Pantin - 02 - 27.10.2010