Extraits du dossier de presse


Le samedi 3 juillet 2010, après une série de travaux visant à rénover les trois niveaux du centre d’art, le Centre d’art contemporain de Pontmain a réouvert ses portes au public avec l’exposition Sur la terre comme au ciel. Cette exposition inaugurale réunit treize artistes accueillis au cours des dix dernières années.


Comment retracer et témoigner de dix ans d’activités du centre d’art en une exposition… Sous ce titre poétique, clin d’oeil amusé au contexte « touristico-religieux » de Pontmain (lieu d’apparition mariale), le centre d’art a choisi de réinviter 13 artistes accueillis au cours de ces dix dernières années. Le parti pris adopté pour cette « rétrospective » est de souligner l’extraordinaire foisonnement de la création actuelle en croisant les générations, les problématiques et les formes artistiques (dessin, vidéo, peinture, sculpture…).


Les artistes présentent leurs travaux les plus récents avec des créations spécifiques faisant parfois écho au contexte de la commune ou à l’architecture du bâtiment lui-même. Cette exposition est aussi l’occasion de « réactiver » des pièces plus anciennes, créées à Pontmain au cours d’une résidence. Pour la première fois, certains artistes font des « échappées » à l’extérieur: Marcel Dinahet, Bertrand Gadenne, Guillaume Constantin


Les artistes: Frédéric Bouffandeau, Guillaume Constantin, Marcel Dinahet, Bertrand Gadenne, Christine Laquet, Farida Le Suave, Isabelle Levenez, François Marcadon, Daniel Nadaud, Eunji Peignard-Kim, Régis Perray, Manon Tricoire, Sébastien Voinier.


Exposition du 3 juillet au 5 septembre 2010. Centre d'art contemporain de Pontmain, 8 bis rue de la Grange - 53220 Pontmain. Tél.: +33 (0)2 43 05 08 29.






Marcel Dinahet, Source, 2009, vidéo

Quelques propositions des artistes


Marcel Dinahet, Source, 2009. (Vidéo) / Chapelle de la maison de retraite


Depuis les années quatre-vingt, Marcel Dinahet développe une pratique ayant trait aux littoraux. Grâce à des prises de vues saisies à l’aide d’une caméra immergée, l’artiste conçoit des séquences de films singulières. L’artiste présente dans cette chapelle aux dimensions atypiques une vidéo qui fait partie de sa dernière série de travail, intitulée « Source », réalisée lors de sa résidence à l’Abbaye de Bon Repos. Délaissant les vastes univers maritimes, portuaires ou fluviaux, l’artiste est parti en immersion dans l’épaisseur de la forêt, remontant jusqu’aux origines des sources. Il a filmé leur résurgence entre les feuilles et suivi leur cours qui s’élargit progressivement. Sa caméra vidéo, flottant dans un caisson de protection à l’interface de l’eau et de l’air au gré des mouvements du courant, superpose un dessus et un dessous d’une étonnante transparence et limpidité réciproques.


Isabelle Lenevez, Arc en ciel, 2004. (Vidéo, 3 :18) / 1er étage /Série Sans titre, 2009. (Quatre aquarelles) / 1er étage


Isabelle Levenez est une artiste « multi médiums ». Elle utilise aussi bien les nouvelles technologies à travers des vidéos-projections que le dessin, la craie ou la peinture... Elle présente une vidéo, « Arc en ciel », où son maquillage exacerbé s'estompe peu à peu dans l’eau.

L'identité du personnage central reste ainsi évasive et l'artiste nous entraîne dans un labyrinthe identitaire perpétuel, insaisissable. Le rouge est la couleur dominante de son travail, comme dans les dessins présentés. Si celui-ci fait référence à la violence, au mal–être, l’artiste ne les considère pas comme un objet de fascination mais plutôt comme le reflet du monde dans lequel nous vivons.

Isabelle Lenevez, Arc en ciel, 2004. (Vidéo, 3 :18)

Marcel Dinahet, Source, 2009, vidéo

Isabelle Lenevez, Arc en ciel, 2004. (Vidéo, 3 :18)

Bertrand Gadenne, Sans titre, 2010. (Vidéo) / Projection nocturne, Vitrine de la Rue de Bretagne, Pontmain.


Bertrand Gadenne réalise des dispositifs de projection vidéo en étroite relation avec l’espace qu’il investit, exploitant les configurations particulières de chaque lieu : murs, plafonds, sol des salles d’expositions, vitrines de magasins,... L’artiste invite le spectateur à la découverte d’un monde peuplé de créatures terrestres et d’apparitions poétiques. Il met en scène le monde naturel : l’humain, le végétal, le minéral et l’animal comme le rat, le hibou ou le serpent, qui possèdent cette double caractéristique de l’attirance et de la répulsion. L’artiste revient pour cette exposition avec une nouvelle proposition artistique dans l’espace public de la commune de Pontmain.


Bertrand Gadenne, Sans titre

Bertrand Gadenne, Sans titre

Guillaume Constantin, Don’t let the light escape, 2007. (Sculpture en polyéthylène) / Jardin du centre d’art.Installation au sol, 2010. (altuglass et adhésif imprimé)


Guillaume Constantin présente une sculpture en extérieur intitulée « Don’t let the light escape ». Il s'agit d'un volume de polyéthylène bicolore "coupé" en deux et qui reprend le code du rocher de parking couvert de tags. A la différence près que ce volume a été conçu spécifiquement pour être graffé (ici par Shuck2). L’artiste appréhende ces rochers comme des sculptures involontaires du mobilier urbain. Il présente dans l’espace d’exposition une sculpture au sol qui fait écho aux codes de l’architecture. Ses installations, qui se composent de références subtiles à l’histoire de l’art, sont résolument marquées par des questionnements contemporains qui se traduisent par des problématiques inhérentes à la sculpture : le vide et le plein, l’absence et la présence, le positif et le négatif.


Régis Perray, Duos de mots, 2008, cartels


Régis Perray présente 13 des 37 « duos de mots » créés à partir des cartels commentés pour les murs colorés du Musée des Beaux-Arts de Nantes en 2008. Ils sont extraits du petit dictionnaire autobiographique "Les Mots Propres". L’artiste travaille en effet à la création d’un dictionnaire où il donne sa propre définition des mots, de « Astiquer », à « Zen ». Les duos de mots proposés dans l’exposition, sur des cartels disséminés dans les différents espaces, regroupent, par couples, deux mots tirés de son dictionnaire.
Sélectionnés par l’artiste, ces mots invitent le visiteur à réfléchir à notre propre définition des choses qui nous entourent.


Régis Perray, Duos de mots, 2008, cartels



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Sur la terre comme au ciel au Centre d'art de Pontmain

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Archives expositions collectives 2ème semestre 2010

 Sur la terre comme au ciel
  Centre d'art contemporain de Pontmain - 03.07 - 05.09.2010

Guillaume Constantin, Don’t let the light escape, 2007. (Sculpture en polyéthylène) / Jardin du centre d’art. Installation au sol, 2010. (altuglass et adhésif imprimé)


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